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FAQ sur les propositions Carnavenir

 
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RCA



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MessagePosté le: Jeu Déc 22, 2005 1:05 pm    Sujet du message: FAQ sur les propositions Carnavenir Répondre en citant

Les propositions insistent beaucoup sur la limitation des prélèvements, ne devraient-elles pas parler plus des problèmes de qualité de l’eau ?

Il est évident que les prélèvements ne sont pas à eux seuls responsables de la raréfaction de nos carnassiers, d’autres facteurs comme la qualité de l’eau, la disparition des zones humides ou la canalisation des rivières sont aussi en cause, alors pourquoi insister sur les prélèvements… ?

Deux raisons à cela :
- la limitation des prélèvements est une mesure d’urgence facile à mettre en place.

- les prélèvements excessifs sont un facteur aggravant de la situation sur lequel les pêcheurs ont une prise directe ; la qualité de l’eau n’étant pas dépendante des agissements des pêcheurs. C’est avant tout un problème national et économique; les mesures qui devraient être prises ne relèvent plus de la pêche de loisir, elles ne peuvent être entérinées qu’au niveau national par un gouvernement, voire au niveau européen. Carnavenir ne peut qu’attirer l’attention des instances dirigeantes.

Toutefois, les propositions Carnavenir évoquent bien ce problème de l’eau, et insistent également, par exemple, sur la nécessité de réhabiliter des zones de frayères ou de développer une gestion patrimoniale des carnassiers.


Ces propositions ne sont-elles pas trop strictes ? Ou au contraire, pas assez strictes ?

Ces propositions sont le résultat de plusieurs mois de travail avec nos adhérents, en prenant notamment en compte les études scientifiques disponibles ainsi que les expériences menées dans certaines Fédérations ou AAPPMA. Il nous a paru essentiel que ces propositions soient raisonnables et réalistes, afin d’être à la fois socialement acceptables par les pêcheurs et en même temps efficaces en terme de protection et de gestion piscicole. Toutefois il est important de rappeler que ce ne sont que des propositions destinées à être discuter.


La protection de chaque espèce pendant sa période de fraye ne va-t-elle pas conduire à une diminution des périodes de pêche ?

Pas du tout, citons ce passage des propositions :
« Les périodes de reproduction de chaque espèce (Cf. annexe 1 pour les références), basées sur une situation moyenne en France (périodes plus tardives dans les zones septentrionales et en altitude), sont rappelées dans le tableau ci-dessous :
Espèce Température de l’eau Période
Brochet 8 à 10° C Février - Mars
Perche 12 à 13° C Mars - Avril
Sandre 13 à 15° C Avril - Mai
Black-Bass 18 à 20° C Mai - Juin
Silure 22 à 24° C Juin - Juillet
Un calendrier d’ouvertures échelonnées et assorties d’une obligation de relâcher les espèces n’ayant pas encore frayé permettrait de protéger plus efficacement ces dernières à un stade où elles sont particulièrement fragiles. Ainsi les périodes de « fermeture » seraient fixées par espèce et pourraient si besoin fluctuer selon les régions, les températures moyennes étant différentes du nord au sud et de l’est à l’ouest. Les pêcheurs ne seraient pas pénalisés puis qu’ils pourraient pratiquer leur passion sur les espèces dites « autorisées » au moment donné. »

Il ne s’agit donc en aucun cas de fermer la pêche pendant la moitié de l’année, mais simplement de protéger chaque espèce au moment de sa fraye, en obligeant à relâcher ces espèces pendant cette période cruciale où ils sont fragilisés et où ils assurent le renouvellement des populations. L’efficacité d’une telle mesure a été démontrée dans les départements qui l ‘ont déjà mise en place (ex :le Cantal, la Dordogne…)


Une augmentation des tailles légales de capture est-elle efficace ?

Les tailles minimales actuelles correspondent sensiblement à la maturité sexuelle de chaque espèce et permettent donc un, mais un seul, cycle de reproduction : or les premières reproductions ne sont pas de bonne qualité et que la quantité d’oeufs produits est directement liée au poids du géniteur. Augmenter la taille minimale de capture, c’est donc permettre au poisson de continuer à grossir et de se reproduire plusieurs fois, avec une efficacité accrue.
Des études scientifiques montrent clairement l’impact positif d’une taille légale de capture sur l’augmentation du nombre de poissons présents ainsi que de leur taille moyenne. D’autant que dans nos propositions, l’impact de cette mesure est multiplié par celui des autres propositions (quota de prises, protection pendant la fraye…).
En outre, les enquêtes halieutiques menées par les Fédérations et AAPPMA ayant adopté de telles mesures montrent un taux de satisfaction élevé des pêcheurs et une augmentation du nombre de cartes de pêche. En outre, ces mesures n’ont aucun coût de mise en oeuvre, permettent au contraire des économies sur les plans d’alevinage, et sont réversibles à tout moment.


N’est-il pas dommage de se limiter à la protection des seuls carnassiers ? N’aurait-il pas été souhaitable d’ajouter des mesures de protection pour l’anguille ou le saumon par exemple ?

Carnavenir a comme objet statutaire de s’occuper de la situation des carnassiers d’eau douce, que sont principalement le brochet, le sandre, le black-bass, la perche et le silure. Il est tout simplement impossible pour des petites structures associatives de s'attaquer à la totalité des problèmes liés aux milieux aquatiques et à toutes les espèces qui les peuplent. Il vaut mieux se fixer un champ de compétence plus restreint, mais essayer de bien le maîtriser et de faire avancer les choses. Cela ne nous empêche pas d'avoir de bonnes relations avec d'autres associations travaillant sur d'autres espèces, et de travailler ensemble lorsque nécessaire.

Sans nier les difficultés rencontrées par d’autres espèces comme le saumon ou l’anguille, ni bien sur leur intérêt halieutique, il n’est donc pas possible pour l’association de se disperser, d’autant que ces poissons migrateurs posent des problématiques bien spécifiques.

- Le saumon fait déjà l’objet d’un programme de ré-implation et de protection national ; ses principales problématiques sont liées à sa remontée sur les zones de frayère (obstacles au franchissement notamment).
- Le problème principal de la raréfaction de l’anguille est la pêche industrielle et professionnelle des civelles (alevin d’anguille).On n’est plus dans le domaine de la pêche de loisir.
Le problème est connu des autorités compétentes, les nombreuses études sur le sujet en témoignent mais le champ d’action est limité en grande partie par les enjeux économiques d’une telle pêche.
De plus, le mode de vie de ce poisson (croissance en eau douce et reproduction puis mort dans la mer des Sargasse), rend impossible la mise en place d’une TLC dont le but est de laisser une chance au poisson de s’être reproduit au moins une fois. Carnavenir ne peut que suggérer qu’il est préférable de ne pas utiliser ce poisson comme vif pour la pêche du silure notamment.


Sur quoi vous basez-vous pour affirmer qu’il y a une baisse des populations de carnassiers ?

Plusieurs éléments permettent de l’affirmer. Tout d’abord, des indicateurs comme le nombre de captures par unité d’effort (CPUE) montrent clairement cette dégradation.
Ensuite, ce constat est désormais unanime parmi les pêcheurs qui ont connu la situation d’il y a quelques dizaines d’années, ou de ceux qui pratiquent aussi sur les parcours privés français gérés pour la plupart en no-kill.
Enfin, un comparatif avec la richesses des eaux de nos voisins européens ne laisse aucun doute sur la baisse des populations de carnassiers en France et il est particulièrement intéressant de constater les mesures réglementaires appliquées dans certains de ces pays :
En Hollande, depuis environ 10 ans, la pêche du brochet doit être pratiquée en "No kill" sur la plupart des eaux. S’agissant du sandre, en fonction des régions la règle est une limitation du nombre de prises à 2 ou à 3 par jour. Ceci explique en grande partie que la Hollande possède aujourd’hui un très bon cheptel de carnassiers.
En Belgique, qui ne possède pas la qualité et l'étendue des eaux de la Hollande, les autorités ont le souci de maintenir l'équilibre d'un bon cheptel piscicole. Ainsi, en région Wallonne, un quota maximum de 2 brochets par pêcheur et par jour existe déjà depuis 2002, et en région Flamande un arrêté du 17 octobre 2003 oblige à une remise à l’eau systématique de tout brochet capturé, quelque soit sa taille, pour une période de 3 ans jusqu’au 31 décembre 2006.
En Irlande, depuis déjà de nombreuses années, il est interdit de conserver plus d’un brochet par pêcheur et par jour et la densité de carnassier est telle qu’elle fait de l’Irlande un destination privilégiée pour la pêche sportive du brochet


Ces propositions sont bien, mais ne faut-il pas plus de contrôles pour les faire appliquer ?

Il est évident qu'il en faudrait plus, mais à la différence des mesures réglementaires qui sont d'application simple, là il y a d'autres problèmes qui viennent se greffer, en particulier les autres missions relevant des gardes du CSP (à savoir la police de l'eau et pas seulement celle de la pêche) et aussi la question des moyens financiers car cela coûte cher. Il est vrai que les gardes bénévoles des AAPPMA sont sans doute une piste à développer, d'ailleurs certains membres de notre association exercent cette fonction et nous encourageons vivement ce type d’initiative.
Maintenant, ne gommons pas non plus une autre action possible et qui figure en bonne place dans nos objectifs : faire évoluer la mentalité des pêcheurs de carnassiers. Car c'est sans doute là aussi une clé pour l'avenir. Tous les pêcheurs ne sont pas des gens irresponsables et si, comme c’est certainement le cas, une grande majorité d’entre eux respectent les lois en comprenant leurs nécessités, les effets positifs d’une telle mesure ne tarderont pas à se ressentir.


Ces propositions ne devraient-elles pas être plus différenciées entre les espèces ? Et adaptée à chaque milieu ?

C’est le cas, puisque nous proposons notamment des TLC adaptées à chaque espèce ; de même, concernant le quota de prises, deux pistes sont proposées, soit un quota commun, soit un quota par espèce :
« Le sandre, très recherché pour ses qualités gustatives, et ayant un mode et un taux de reproduction satisfaisants, un quota journalier de 2 sandres par pêcheur et par jour paraît acceptable.
Le brochet, se trouvant en grandes difficultés de reproduction du fait de la raréfaction de ses frayères (disparition des zones humides et canalisation des rivières) et ayant une fécondité inférieure, pourrait faire l’objet d’un quota journalier d’un poisson.
Quant au black-bass, sa situation très fragile en France, et particulièrement dans la moitié nord, justifierait un no-kill temporaire ou un quota journalier maximum d’un poisson. »

Concernant l’adaptation des mesures à chaque milieu, et même si celle-ci serait idéale en terme de gestion piscicole, il est toutefois nécessaire de conserver une certaine simplicité dans la réglementation afin que les pêcheurs s’y retrouvent. C’est pourquoi nous proposons des mesures réglementaires nationales qui doivent constituer un socle commun. Toutefois, les particularités locales doivent pouvoir être prises en compte par des arrêtés préfectoraux pris sur propositions des Fédérations ou des AAPPMA.


Est-il vraiment souhaitable d’instaurer une TLC et un quota pour le silure, espèce en forte expansion en France et dont on ne connaît pas bien l’impact sur les milieux ?

Il n’est pas question de TLC au niveau national.
Pour preuve l’extrait des propositions traitant du silure :
« le silure, encore en phase d’expansion, pourraient faire l’objet d’examens spécifiques et de mesures locales de gestion efficace par certaines AAPPMA et Fédérations dans les eaux qu’elles gèrent. »

Lorsqu’une nouvelle espèce est introduite dans un milieu qui lui convient, elle commence sa colonisation par une phase d’expansion puis finit par régresser. Il en a été ainsi pour le sandre, grandement critiqué lui aussi à son époque, mais qui a fini par s’autoréguler. Il y a de grande chance qu’il en soit ainsi pour le silure qui, dans son pays d’origine, cohabite en parfait équilibre avec les autres carnassiers. Il pourrait donc être nécessaire à l’avenir de protéger ce carnassier dont l’intérêt halieutique n’est plus à démontrer. La proposition à ce stade, est simplement d’inscrire dans la loi la possibilité d’instaurer localement certaines mesures de protection lorsque cela se justifie.


Un quota annuel est-il réellement applicable ? Son niveau n’est-il pas trop faible ?

Un quota annuel serait un complément logique à un quota journalier, car c’est bien sur une base annuelle que les poissons se reproduisent et qu’on peut donc juger réellement du caractère raisonnable d’un prélèvement. Sa mise en place est assez difficile mais sa pertinence et son efficacité, supérieures à celles du quota journalier nous impose de le proposer. Rappelons toutefois qu’il s’agit là d’axes de réflexion, qui restent ouverts à la discussion.
Il va de soi que l’applicabilité stricte des quota est lié aux possibilités de contrôle et nous sommes d’accord pour dire que des efforts restent à faire dans ce domaine. Cependant le simple fait d’instaurer des quotas peut avoir un effet sur la mentalité même des pêcheurs en leur faisant prendre conscience du caractère épuisable de la ressource.
Le quota annuel de 20 poissons par an et par pêcheur est un compromis entre ce qui est socialement acceptable et raisonnable en terme de gestion piscicole ; sur la période d’ouverture actuelle, cela représente quand même plus de 2 poissons par mois conservés en moyenne, ce qui nous paraît correspondre à une consommation raisonnable par rapport aux possibilités des milieux ; mais il est malheureusement trop important pour bon nombre de cours d’eaux. C’est pourquoi toute latitude est laissée aux fédération pour qu’il soit si besoin plus sévère.


Ces propositions ne risquent-elles pas de complexifier encore plus la réglementation et d’imposer trop de contraintes aux pêcheurs, et donc d’accélérer la diminution du nombre de pêcheurs ?

Les propositions Carnavenir sont prévues pour être nationales. La réglementation sera la même partout ; sauf rares exceptions mais c’est déjà le cas aujourd’hui. Ajouter 10 cm sur une TLC est à la portée de n’importe qui. Et se souvenir de deux chiffres pour respecter les quotas n’est pas non plus insurmontable. On ne peut donc pas parler de complexification.

Deuxième point, ces propositions s’inspirent largement de mesures d’ores et déjà prises localement par certaines Fédérations Départementales ou AAPPMA et l’on peut constater la satisfaction des pêcheurs.

Quant à la diminution du nombre de pêcheur : les effectifs baissent depuis 20 ans et la réglementation n’a pas changé (ou très peu) durant ce laps de temps. Ce qui montre bien que la seule chose qui diminue le nombre de pratiquants, c’est la baisse constante des populations de carnassiers. Les mesures demandées devant permettre une reconstruction des effectifs de carnassiers, le nombre de pêcheurs devrait suivre.
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